"EL SABER SE DEBE TANTO AL INGENIO COMO AL GUSTO."









miércoles, 1 de julio de 2026

MARCAPÁGINAS LVIII - PRIMAVERA

Menos mal que estos dos libros los leí al principio de la primevera, porque después no he podido dedicarle mucho tiempo a la lectura ni a casi ningún otro menester que me gusta por lo agitada que ha estado mi vida. Desafortunadamente, la vida se enreda o mejor, te la enredan y todo cambia tan rápido que parece que no es real, pero ya lo creo que es real, muy real. No hay nada como la mentira y la traición para hacer que la mirada cambie. Nada ya hay seguro, nada, ni siquiera la realidad que veo por la ventana y es la de hace 26 años.

Estos dos libros que he leído pertenecen al lote de libros que, en diciembre, compré en Francia.

El primero, Je voulais vivre de Adélaïde de Clermont- Tonnerre  con el que ganó el premio Renaudot 2025 es una novela que me ha gustado, está bien trazada y sorprende la historia ya que, gracias a Dumas, Milady, en los Tres Mosqueteros, es siempre la mala, la muy mala y solo eso. Sin embargo, en esta novela, la autora desvela la personalidad de esta mujer que tiene una vida fascinante por sus múltiples caras: Charlotte Backson o Anne de Breuil, nombre de soltera antes de casarse con Athos y convertirse en comtesse de La Fère; Lady Clarick, Milady de Winter o Lady de Winter. Cada nombre, lleva consigo un nuevo rol, un cambio de vida y un trajín entre Francia e Inglaterra.Todo esto porque su marido Athos, conde de La Fère, descubre que lleva tatuada, en su hombro, una flor de Lis, e intenta matarla, ahorcándola, pero no lo consigue aunque cree que sí. Huye a Inglaterra y contrae matrimonio de convenencia con un noble inglés. Envenenan a su marido y vuelve a Francia, donde, gracias a su  belleza e inteligencia la concierten en la espía del todopoderoso Cardenal Richelieu. Esta situación la permite vengarse.

Una historia interesante y bien contada donde Lady Clarick o Lady de Winter se convierte en heroína.

Después leí, Passagères de nuit de Yanick Lahens, Gran Prix du Roman de L' Académie Française 2025, que también me ha gustado. Le Figaro dice que es una historia difícil para el lector porque le exige concentración por la historia y por la geografía. Creo que merece la pena leer esta historia de dos mujeres  Élizabeth y Régina, antepadadas de la escritora que sufrieron racismo, esclavitud, violencia de sexual... La autora, con esta novela, quiere rendir homenaje a estas mujeres de su familia que nacieron en Nueva Orleans y Port-au-Prince (Haiti). https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/10/07/traverser-la-nuit/

Estas son las historias que he encontrado en los libros estos meses. Espero poder leer más en verano. A ver si, aunque no mejoren las cosas, se calman. Ya vendrá el duro otoño. 



YANICK LAHENS - PASSAGÈRES DE NUIT


Passagères de nuit.
Toujours avancer sans se retourner, c'est ce que murmurent à Yanick Lahens les femmes de sa propre lignée dans ce puissant roman des origines, comme arraché au chaos de son quotidien à Port-au-Prince.

Née en 1818 à La Nouvelle-Orléans, Élizabeth n'a pas reculé quand, victime de deux tentatives de viol, elle a freiné les élans prédateurs d'un ami de son père. Sa grand-mère, ancienne esclave arrivée d'Haïti au début du siècle dans le sillage du maître qui l'avait affranchie, lui a donné un exemple de résistance silencieuse : devenue une commerçante prospère, elle n'a plus jamais accepté de se soumettre au désir d'un homme. Confiante dans la force qu'elle a tôt transmise à sa petite-fille en l'invitant dans la ronde mystérieuse des divinités vaudou, elle n'hésite pas à couvrir sa fuite : Elizabeth embarque pour Port-au-Prince, où nous la retrouverons bien des années plus tard, aux commandes de sa vie, mère d'un homme qui traverse la ville en libérateur.

En cette année 1867, rien ne destinait Régina, née pauvre parmi les pauvres, à rencontrer le général Léonard Corvaseau. C'est pourtant à son côté que va se poursuivre sa trajectoire d'émancipation.

Avec ce portrait en miroir de deux femmes, ses lointaines grands-mères, qui reconnaissent chacune en l'autre « une semblable, une soeur échappée à la rudesse des conventions », la grande romancière haïtienne nous offre un magnifique hommage à toutes les Passagères de nuit (à commencer par celles des bateaux négriers), ces vaincues de l'histoire dont la ténacité et la connivence secrète opposent à la violence du monde une lumineuse vaillance.

ADÉLAÏDE DE CLERMONT-TONNERRE- Je voulais vivre

 PRIX RENAUDOT -2025

Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L’enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d’argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom  : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l’oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l’ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature  : elle se nomme Milady.

Voici venu le temps d’écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d’une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires.

Magnifique portrait d’une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d’hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat – jusqu’à la transgression ultime – pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.