Eres como la flor de la rama más alta del cielo.
Tu olor viene ¡qué fino!, de tan lejos
como te subo yo, por la raíz más honda de la tierra,
mi beso.
Eres como la flor de la rama más alta del cielo.
Tu olor viene ¡qué fino!, de tan lejos
como te subo yo, por la raíz más honda de la tierra,
mi beso.
“Divertirse significa siempre que no hay que pensar, que hay que olvidar el dolor, incluso allí donde se muestra. La impotencia está en su base. Es, en verdad, huida, pero no, como se afirma, huida de la mala realidad, sino del último pensamiento de resistencia que esa realidad haya podido dejar aún”.
Theodor Ludwig Wiesengrund Adorno.
¡Levántate y resplandece, Jerusalén,
porque llega tu luz;
la gloria del Señor amanece sobre ti!
Las tinieblas cubren la tierra,
la oscuridad los pueblos,
pero sobre ti amanecerá el Señor,
y su gloria se verá sobre ti.
Caminarán los pueblos a tu luz,
los reyes al resplandor de tu aurora.
Levanta la vista en torno, mira:
todos ésos se han reunido, vienen hacia ti;
llegan tus hijos desde lejos,
a tus hijas las traen en brazos.
Entonces lo verás, y estarás radiante;
tu corazón se asombrará, se ensanchará,
porque la opulencia del mar se vuelca sobre ti,
y a ti llegan las riquezas de los pueblos.
Te cubrirá una multitud de camellos,
dromedarios de Madián y de Efá.
Todos los de Saba llegan trayendo oro e incienso,
y proclaman las alabanzas del Señor.
Del libro de Isaías, 60,1-6.
«Día de Año Nuevo…
¡Todo florece!
Yo me siento normal».…pero también con esperanza:
«Desde este año
todo será ganancia,
cielo del mundo».
Después de muchas intenciones por poner en el blog las lecturas de este otoño, por fin encuentro ese momento. Este marcapáginas está dedicado casi todo él a Albert Camus. Un día, hablando con otro Albert, Ibánez, me propuse leer a Camus, Eché un vistazo a las estanterías de mi casa y me di cuenta de que tenía bastantes obras de este autor, premio Nobel y recopilando lo que tengo, me he dado cuenta de que es del autor del que tengo más títulos, por encima de García Márquez y de Gide. Esto es gracias a un volumen de La Pléiade que recoge sus Essais. De este volumen he leído solo algunos de sus títulos, no todos porque los que quedan los he dejado para otra ocasión, y no es porque me haya aburrido de leer Camus, sino porque me apetecía parar un poco y leer otros autores, y así he hecho.
De todos modos, antes de hacer este monográfico sobre Camus, empecé la nueva estación con una obrita de Oscar Wilde, La decadencia de la mentira, en ella enseguida se reconoce el agudo ingenio, la fina y certera critica de Wilde.
Después ya empecé con Camus. Las primeras obras fueron Noces - L'été, las tengo las dos en un volumen de Folio, pero luego también están en el volumen de La Pléiade. A estas, siguieron: La peste, Le premier homme, Caligua y Le malentendu - estas dos últimas son dos obras de teatro estupendas-, La morte heureuse que la dejó para escribir esta otra y que, para mí es mejor, hablo de L'étranger. Después siguieron, La chute, La peste de la que, durante estos meses de pandemia tantos fragmentos se han publicado y L'envers et l'endroit que tenía muchas ganas de leer desde que oí a Juan Cruz hablar muy bien de ella en un programa de radio. La busqué en varias ocasiones tanto en Francia como en Suiza y no la encontré hasta que, en un mercadillo de la Rue de la Confédération, à côté de Payot, me encontré con este volumen de La Pléiade. Lo compré sin mirar más. Luego me di cuenta de todo lo que incluye dicho volumen y me llené de emoción. Terminé mi monográfico de Camus con Le mythe de Sisyphe del que tanto le gusta hablar a Albert I.
Para terminar con las lecturas de otoño, elegí a Theodor Kallifatides y su Otra vida por vivir que, Núria me lo había regalado un día que vino a casa. Es un libro precioso, de mucha nostalgia. Los que hemos vivido fuera de nuestro país e incluso de nuestra tierra de origen nos hacemos eco de los sentimientos y de las emociones que expresa el autor en su viaje de retorno a su tierra, de regreso a su país natal, a Grecia. Aunque solo duró unos días- luego regresó a Suecia con su esposa sueca- le sirvió para escribir este libro autobiográfico lleno de una sensibilidad casi poética.
Ahora ya he empezado a leer otro libro, tardaré un poco más de lo previsto en terminarlo, pero este ya es parte de la nueva estación, el invierno.
'Nadie debería escribir después de los setenta y cinco años', había dicho un amigo. A los setenta y siete, bloqueado como escritor, Theodor Kallifatides toma la difícil decisión de vender el estudio de Estocolmo, donde trabajó diligentemente durante décadas, y retirarse. Incapaz de escribir y, sin embargo, incapaz de no escribir, viaja a su Grecia natal...
À la fin de sa vie, Camus verra dans cette œuvre de jeunesse la source secrète qui a alimenté ou aurait dû alimenter tout ce qu'il a écrit. L'envers et l'endroit livre l'expérience, déjà riche, d'un garçon de vingt-deux ans : le quartier algérois de Belcourt et le misérable foyer familial dominé par une terrible grand-mère ; un voyage aux Baléares, et Prague, où le jeune homme se retrouve «la mort dans l'âme» ; et surtout, ce thème essentiel : «l'admirable silence d'une mère et l'effort d'un homme pour retrouver une justice ou un amour qui équilibre ce silence».
Une fois reconnu le divorce entre son désir raisonnable de compréhension et de bonheur et le silence du monde, l’homme peut-il juger que la vie vaut la peine d’être vécue? Telle est la question fondamentale de la philosophie.
Mais si l’absurde m’apparaît évident, je dois le maintenir par un effort lucide et accepter en le vivant de vivre. Ma révolte, ma liberté, ma passion seront ses conséquences. Assuré de mourir tout entier, mais refusant la mort, délivré de l’espoir surnaturel qui le liait, l’homme va pouvoir connaître la passion de vivre dans un monde rendu à son indifférence et à sa beauté périssable. Les images de Don Juan, du comédien, de l’aventurier illustrent la liberté et la sagesse lucide de l’homme absurde. Mais la création – une fois admis qu’elle peut ne pas être – est pour lui la meilleure chance de maintenir sa conscience éveillée aux images éclatantes et sans raison du monde. Le travail de Sisyphe qui méprise les dieux, aime la vie et hait la mort, figure la condition humaine. Mais la lutte vers les sommets porte sa récompense en elle-même. Il faut imaginer Sisyphe heureux.
– J'attends le résultat des analyses.
– Moi, je le sais. Et je n'ai pas besoin d'analyses. J'ai fait une partie de ma carrière en Chine, et j'ai vu quelques cas à Paris, il y a une vingtaine d'années. Seulement, on n'a pas osé leur donner un nom, sur le moment... Et puis, comme disait un confrère : "C'est impossible, tout le monde sait qu'elle a disparu de l'Occident." Oui, tout le monde le savait, sauf les morts. Allons, Rieux, vous savez aussi bien que moi ce que c'est...
– Oui, Castel, dit-il, c'est à peine croyable. Mais il semble bien que ce soit la peste.»
En 1938, Albert Camus abandonne son premier roman, La mort heureuse, pour commencer à rédiger L'étranger. Ce premier projet romanesque, publié à titre posthume, est riche pourtant de descriptions lumineuses de la nature et de réflexions anticonformistes. Le héros, Meursault, recherche désespérément le bonheur, fût-ce au prix d'un crime. Son parcours est nourri de la jeunesse difficile et ardente de Camus ; ses choix et ses pensées annoncent les récits et les essais à venir.
«En somme, je vais parler de ceux que j'aimais», écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. Il avait dit un jour que les écrivains «gardent l'espoir de retrouver les secrets d'un art universel qui, à force d'humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée».
Il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l'enfance de son «premier homme». Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c'est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd'hui.
Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de ceux à qui la parole est refusée.
http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio/La-mort-heureuse
«En somme, je vais parler de ceux que j'aimais», écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. Il avait dit un jour que les écrivains «gardent l'espoir de retrouver les secrets d'un art universel qui, à force d'humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée».
Il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l'enfance de son «premier homme». Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c'est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd'hui.
Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de ceux à qui la parole est refusée.
http://www.folio-lesite.fr/Catalogue/Folio/Folio/Le-premier-homme