"EL SABER SE DEBE TANTO AL INGENIO COMO AL GUSTO."









lunes, 1 de diciembre de 2025

Jean- Baptiste Andrea - Veiller sur elle

Italie, 1986. Michelangelo Vitaliani, dit Mimo, est un vieil homme mourant, retiré dans un monastère. Ancien sculpteur, il « veille sur elle », sa dernière statue. Celle-ci a suscité l'émoi lorsqu'elle était exposée au public. Maintenant protégée, presque cachée, elle a provoqué des sentiments mélangés, parfois indescriptibles, de malaise ou d'excitation, et tous les observateurs s'accordent : personne ne sort indifférent de sa rencontre avec la statue, sans qu'il soit possible d'en expliquer la raison. Mimo replonge alors dans ses souvenirs, et livre l'histoire de sa vie.

Mimo est né pauvre, son père est mort, et son corps a oublié de grandir. Il est envoyé en 1916 sur les plateaux de Pietra d'Alba pour y être formé à la sculpture, sous l'apprentissage d'un sculpteur tyrannique et dépourvu de talents. C'est dans ce décor qu'il fait la rencontre de Viola Orsini, unique fille de la puissante famille Orsini. Ambitieuse et libre, elle étonne par son écoute des morts des cimetières, sa prétendue métamorphose en ours, son envie de voler et d'être bientôt la nouvelle Marie Curie.

Le roman suit leur amour inavoué, entre séparations et retrouvailles pendant que l'Italie bascule dans le fascisme. Mimo joue des poings, s'adonne à la débauche, de Florence jusqu'à l'Arno, de Rome à Palerme. Finalement, il s'affranchira de sa condition et deviendra un sculpteur de renom. Viola, elle, se heurte aux réalités d'un XXe siècle qui réduit les femmes au silence et s'enferme dans le rôle de l'épouse. « Les deux devront se battre pour leurs rêves et leurs idéaux, Viola pour sa liberté de femme dans une société patriarcale qui la condamne à l’obscurité, Mimo pour celle de son art qui, en l’exposant bientôt à la lumière du succès, le place aussi au cœur des enjeux politiques du fascisme montant »

No hay comentarios: